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Un crime horrible
Écrit par MIDI Libre   

 

Matinée fatidique que celle du 20 février 2007, pour les habitants de Aïn Naâdja.
En effet, l’horreur était à son comble devant la découverte du cadavre d’un jeune homme d’une trentaine d’années gisant dans une grosse mare de sang au bas d’un immeuble.
C’est à l’arme blanche que le malheureux a été atrocement mutilé par le ou les meurtrier(s).
Une enquête est ouverte par la police judiciaire afin d’élucider le mystère qui entoure ce crime.
La judicieuse enquête menée par les éléments de la police judiciaire a permis d’identifier et de procéder à l’arrestation de Hakim qui reconnaît les faits retenus contre lui. Le crime aurait pour origine une somme de 100.000 DA, que la victime aurait empruntée à Hakim.
Ce jour-là, le coupable avait un énième rendez-vous avec Mohamed afin de récupérer son dû. Malheureusement, comme à l’accoutumée, il n’avait pas la somme sur lui.
Hakim s’emporte et Mohamed tenta de le calmer.
Hakim s’énerve de plus belle et une violente dispute s’ensuivit. Selon Hakim c’est la victime qui aurait sorti son couteau en premier et aurait tenté de lui asséner quelques coups, évités de justesse . C’était un cas de légitime défense, je ne pouvais tout de même pas rester là passif face à un homme qui voulait ma mort ! j’ai sorti , à mon tour, un couteau que j’ai toujours sur moi afin de me défendre en cas d’agressions, sait-on jamais…
Je lui ai alors asséné à mon tour plusieurs coups de couteau avant de prendre la fuite.
-je ne faisais que me défendre croyez moi !
La cour voudrait sûrement bien le croire, mais quelle réaction adopter face un fervent accoutumé des psychotropes ? De plus, le rapport d’autopsie est formel : 20 coups de couteau. Vous plaider la légitime défense alors que vous avez asséné à ce pauvre homme des coups précis et mortels.
-Mais , monsieur le président, je voulais me défendre.
Durant le procés qui s’est déroulé le26 juillet 2008 , le procureur général fit ressortir dans son réquisitoire la gravité des faits,et après une longue reprise des faits tels que rapportés par l’arrêt de renvoi, il expliquera les peines réservées à un tel délit relevant d’un acte criminel et a, dans son réquisitoire, requis la peine capitale à l’encontre du coupable, qui a, selon les faits relatés, commis un horrible crime en assassinat sauvagement la victime, et en l’abandonnant.
L’avocat de la défense, quant à lui, n’omettra pas de faire état de la dépendance aux psychotropes de son client qui, de ce fait, a droit à de larges circonstances atténuantes.
Après de longue délibérations, le verdict tombe tel un couperet : Hakim est condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire avec préméditation.
A. F.

  • Par : Ferraf A.