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Vingt ans de prison pour l’assassin
Écrit par MIDI Libre   

 

L’affaire est jugée en session criminelle en date du 26 juillet 2008, au tribunal d’Alger et les faits remontent au 20 avril 2006.
En sortant de chez lui, il était loin d’imaginer que le destin allait mettre sur son chemin celui qui lui ôtera la vie.
Abdelkrim n’arrivera jamais chez lui vivant, sa famille l’attendra trois longues journées avant de recevoir la terrible nouvelle : leur fils a été assassiné ! Abdelkrim a été grièvement blessé à l’arme blanche, le malheureux a reçu plusieurs coups de couteau. Amine sort un couteau et frappe Abdelkrim dans le but de lui voler son argent. Le criminel s’enfuit et rentre chez lui.
L’auteur présumé de cette agression, Amine, un repris de justice, a été arrêté et a reconnu les faits retenus contre lui. Le dossier fut déposé sur le bureau du juge d’instruction près le tribunal d’Alger qui prit en charge cette affaire, convaincu de tous les arguments confirmant les délits reprochés à l’assassin. La justice l’envoya derrière les barreaux pour ne comparaître qu’en juillet 2008, en session criminelle près le tribunal d’Alger. La salle d’audience était pleine à craquer. Amine est accusé d’homicide volontaire avec préméditation, de vol qualifié et de menaces à l’arme blanche.
L’accusé devait répondre des chef d’inculpation retenus contre lui. L’accusé tenta de disqualifier le grief principal retenu contre lui en voulant faire croire qu’il n’avait pas l’intention de tuer.
L’accusé paraît très anxieux. Il avoue son méfait, le justifiant par le fait qu’il avait absorbé de la drogue et qu’il avait un grand besoin d’argent. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public, après avoir rappelé les faits qu’il a jugés très graves, requiert la peine capitale contre l’inculpé.
L’avocat de la défense a demandé à la cour des circonstances atténuantes car son mandant vivait dans des conditions sociales très précaires.
L’avocat rappelle aussi que son client est chômeur et qu’il n’a aucune ressource pour subvenir à ses besoins. Il insistera beaucoup sur le fait que Amine n’a manifesté aucune résistance quand on l’a arrêté et plaide les circonstances atténuantes en axant sa plaidoirie sur la vie misérable de l’accusé.
La cour se retire afin de délibérer et revient avec son verdict. Amine est condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire avec préméditation, guet-apens et vol. Il devra aussi verser la somme de 10 millions de centimes à la famille du défunt.
A. F.

Par : Ferrag A.