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Le sens de l’Etat… par son absence ! A la croisée de l’économie et de l’écologie, ce concept au niveau de la wilaya de Mascara ne connaît pas de pratique vu que plusieurs communes restent toujours enclavées, et ce, contrairement à cette dualité entre certaines déclarations du «tout va bien» des responsables de la situation sur le terrain. Le village Sidi Mohamed, situé dans la commune de Maoussa, loin de la route nationale numéro 14, sans eau courante depuis plus de vingt jours dans l’indifférence générale de toutes les autorités, mois d’août oblige, croule aussi sous le poids des ordures ménagères et de l’absence totale de l’éclairage public, un problème, des problèmes de plus pour ce village qui n’est pas sorti de l’oubli. Toutes les localités avoisinantes et rattachées à la commune souffrent du même problème. Sidi Mohamed, un village de cinq cent âmes connaît le même charivari, Ici on vous atteste l’indifférence de tous les responsables, et continue d’accumuler les tares des anciens élus qui se sont servis à outrance, où des taudis construits en zinc et autres matériaux de récupérations posés comme un semblant d’intimité s’offrent a nos yeux. Un paysage hideux, une placette sans nom ou une montagne d’immondices qui dégage une odeur nauséabonde fait le bonheur des insectes volants, rampants, chèvres, poules chats et des enfants innocents ,inconscients du danger qui les guette à la recherche de tout et de rien sous un soleil de plomb. Ce niveau de déclin, de défaillance, d’absence est partout sensible dans le village de Sidi Mohamed, et caractérise aussi dans une importante mesure la façon dans ces mêmes villageois ressentent leur cité en proie à des bouleversements sordides. A tous moments, les villageois sont aux limites de ce qui, à la daïra de Ghriss, juridiquement compétente, est possible ou non. Sans cesse revient l’idée de dysfonctionnement, de malaise, de manque et de la petite guéguerre entre les élus de la commune de Maoussa,qui a complètement ouvert les brèches à des blocages qui étouffent la bonne gouvernance. Tout se passe comme si la destinée de toute la commune peuplée de plus de 22 .OOO habitants, se joue à travers une poignée d’élus zinzins qui font la pluie et le beau temps.Pour rappel, l’ex-P/apc d’obédience du parti Rassemblement national démocratique (RND), qui purge actuellement sa peine à la maison de rééducation du chef- lieu de la wilaya, a bafoué complètement la bonne gouvernance, comme d’ailleurs, la plupart de ses prédécesseurs, qui se sont remplis pleinement les poches. Sidi Mohamed, la crise de l’eau douce avec une bonne gestion ,cette denrée rare et précieuse peut arriver dans chaque foyer, alimenté à partir du forage de M’aichia situé dans la commune de Matemore, la canalisation en question , selon les informations qui sont à notre niveau, est encore une fois utilisée à des fins agricoles .L’eau depuis un mois tarit en raison du pompage excessive sur la canalisation de l’eau potable acheminé du forage de M’aichia,de ses eaux en amont par des agriculteurs de la région. Depuis la mise en service du château d’eau de M’aichi en 2OO5, d’une capacité de 5O m3 ,des imperfections ont été constatées sur cette réalisation, ou paraît-il, un affaissement de la fondation,ou plutôt du terrain en question ,a été répertorie ,sans que les services du CTC et del’hydraulique ne soient consultés, à l’epoque. Entre-temps ,une série de raccordements illicites s’est généralisé sur cette ligne ,ce qui a raréfié l’arrivée de l’eau potable dans plusieurs villages et douars .Mais en fait …dilapidée ,pompée, souillée, détournée, l’eau est fragile,mal répartie ou à Sidi Mohamed,l’accès à l’eau est un enjeu parfois soumis aux intérêts politiques .Une spécialité de la région ! Ici,certains élus sans vergogne ,sans gêne, négocient avec les malheureux citadins pour amortir les comptes, et autres concessions,qui malheureusement dépassent la logique de la politique .Pire que la politique politicienne . Un vieux du village dira en ces termes : «On ne peut pas être politicien et malhonnête ! Il faut choisir l’une des deux activités.» «Nous n’avons ni transport, ni café, ni centre de santé, nous avons zéro ressources. Ici, ce sont les quelques clandestins qui nous rendent service malgré les prix affichés pour une course à l’hôpital ,chez le médecin ou autres déplacements d’urgence», enchaîne notre vieux interlocuteur en colère. Le ramassage scolaire est une autre partie des malheurs des parents qui n’arrivent toujours pas à comprendre que cette commune, érigée en commune dont on dit désenclavée, n’est pas encore sortie de la bergerie. In fine, le vieux ou les autres villageois rencontrés à Sidi Mohamed, ne comprennent pas le thème sur ce qui se dit sur le désenclavement et le développement dans la wilaya, un thème trop fort pour demeurer incompréhensible pour cette troisième couche de la société. Un économiste, qui a voulu garder l’anonymat, de l’université du chef-lieu de la wilaya explique ces fautes commises d’un autre populisme décevant, une fois de plus : «Les procédures et les outils qui ont été forgés à partir des zones défavorisés issues des communes enclavées, d’abord rurales, victimes de l’exode, puis urbaines sont complètement à revoir. Les milliards de dinars qui sont à chaque visite généreusement dégagés ne serviront pas à résoudre les gros problèmes, dont les élus sont les principaux instigateurs. C’est-à-dire on bloque les initiatives .En effet, si les énergies locales peuvent contribuer à produire les nécessaires adaptations socio-économiques, le développement local ne peut se faire sans ouverture sur des espaces beaucoup plus larges. C’est en donnant à la population la possibilité de concevoir des types de développement et d’organisation leur permettant d’exercer sur les institutions une contrainte qui les amènent à tenir compte de leurs propositions que l’on pourra s’engager dans un développement durable et profitable aux générations actuelles et aux générations futures.» Peut-on réellement parler de développement durable devant ces déclarations fracassantes ? L’avenir nous le dira ! Manseur Si Mohamed
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