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Écrit par La Nouvelle République
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Oran La violence urbaine est en train de connaître une nette recrudescence à Oran. Les actes de sauvagerie sont en train de dépasser toutes les limites de l’entendement au grand dam des citoyens de cette ville obligés, aujourd’hui, d’éviter certains endroits pour éviter toute agression qui mettrait en péril leur vie. Il y a quelques jours, deux femmes ont attaqué un homme âgé d’une quarantaine d’années en plein jour au centre-ville. Ces «furies en jupon» ont lacéré de coups de couteaux leur victime qui a rendu l’âme au cours de son transfert vers le CHU. Quelques jours plus tard, ce fut une banale dispute entre un receveur de bus et un passager qui s’est terminée dans le sang. Le passager, se sentant humilié, a sorti de sa poche un couteau et l’a planté dans le thorax du receveur. Dans la même journée, des gendarmes qui tentaient à Hassi Bounif de mettre la main sur un dangereux repris de justice recherché par la police ont dû faire usage de leurs armes pour le maîtriser. Ce dernier se voyant acculé avait sorti de sa poche un couteau avec lequel il a blessé deux gendarmes avant que le troisième ne fasse usage de son arme à feu le touchant mortellement. Des faits similaires se déroulent dans la capitale de l’Ouest chaque jour que Dieu fait. Le port d’armes blanches, pourtant prohibé, est devenu une pratique courante à Oran et le service des urgences médico-chirugicales se retrouve, parfois, submergé par le nombre de victimes d’agression et de vol avec violence. Récemment, des élus avaient appelé à ce que soient installées des caméras de surveillance dans certains quartiers de la ville. Ils n’ont pas manqué de citer le cas de la capitale où l’installation de ce type de matériel a sécurisé, un tant soi peu, certains lieux. Ils ont également appelé à la généralisation de l’éclairage public à l’ensemble des quartiers de la ville dont certains sont plongés depuis des mois dans le noir. Toutefois, cette insécurité ne peut reculer sans l’apport de toute la société aujourd'hui confinée dans un peu reluisant statut de spectateur. Il est également nécessaire de criminaliser le port d’arme et d’alourdir les peines encourues par les individus trouvés en possession d’arme blanche tant le geste est devenu, aujourd’hui, banal pour certains délinquants surtout ceux en état de dépendance aux drogues et autres neuroleptiques. Mohamed Nassim B.
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