| Effondrement partiel du toit de la Chambre de commerce |
| Écrit par Le Jour d'Algérie | ||||
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Cas flagrant de négligence
Décidément, les bâtiments d’Alger s’effondrent comme des châteaux de cartes. Encore une fois, le pire a été évité de justesse, hier à 13 h, lors de l’écroulement d’une partie de la façade de la Chambre de commerce située à la place des Martyrs. Les débris de la toiture de cet immeuble colonial et officiel ont atteint la voie publique, très fréquentée par les automobilistes et les piétons. Par miracle, aucune victime n’a été enregistrée. Aussitôt après l’effondrement, les éléments de la Protection civile ont quadrillé le périmètre. Selon un pompier, «les quatre coins du toit de cet immeuble risquent sérieusement de s’effondrer à tout moment». Selon lui «les passants sont exposés en permanence à un vrai danger de mort». Cette situation dure depuis le séisme du 21 mai 2003. Cas flagrant de négligence et de laisser-aller de la part des autorités publiques. Selon un cadre de la chambre de commerce, de tout temps, la wilaya d’Alger, le ministère de tutelle ainsi que le ministère de la Culture ont été saisis. Quatre ans sont déjà passés, et rien n’a été encore entrepris pour préserver la vie des habitants. Idem pour la commune de la Casbah qui, selon un responsable local a, à maintes reprises, interpellé la wilaya d’Alger, mais sans suite. Selon des fonctionnaires de la chambre de commerce, le danger ne se pose pas seulement à l’extérieur, le plafond de cet immeuble est, à son tour, dans un état déplorable. A notre grand étonnement, une partie de la grande salle de cette institution a été à son tour quadrillée par des cordons de sécurité. La seule fois depuis plusieurs années où l’accès y était permis, c’était lors d’une conférence tenue par le Chef du gouvernement.
Par Aomar Fekrache
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